Journalistes et RP nouvelle génération.

Le temps de la messe du JT de 20h est révolue… ou presque. Depuis quelques années, l’info provient de canaux multiples, y compris les médias indépendants et/ou les réseaux sociaux. Alors que le print semble en perte de vitesse, le web semble truster de plus en plus la question. Journalistes et Attaché(e)s de presse doivent impérativement réinventer leur job.

Une urgence qui ne semble pourtant pas sauter aux yeux de certain(e)s de mes confrères(consoeurs), du moins ceux de la « vieille école », qui n’ont quasiment pas fait évoluer leurs pratiques, ne suivant pas le mouvement des journalistes de plus en plus férus de l’immédiateté offerte notamment par le web et surtout les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux poussent les journalistes à couvrir plus de sujets, et devenir multi-cartes : rédigeant leur article, prenant des photos, filmant… du coup, ils sont moins enclins (ou dispos) pour des invitations presse, notamment les conférences de presse. Quel(le) attaché(e) de presse ne s’est jamais retrouvé(e) quasiment sans journaliste à 15-20mn de sa conférence ?!…
Faute de temps, la nouvelle génération se déplace moins et puise l’inspiration dans le net et les réseaux sociaux.

La presse écrite ne peut survivre dorénavant sans avoir une branche numérique, en combinant support papier et support en ligne. Une version web qui implique une surcharge de travail pour les rédacteurs, bien souvent obligés de prendre en charge la mise en page, l’écriture de brèves… Les directeurs d’information ou patrons de presse auraient-ils la peur du vide, comblée par un appétit insatiable d’informations ?
Tendrait-on vers la quantité plus que la qualité ? Vers un robinet à infos, à brèves… au détriment de papiers de fond ?

Il s’agit certes d’un autre sujet… pour autant, la question mérite d’être posée et son impact est inévitable sur l’évolution du métier d’attaché de presse.

Dans un monde de l’ultra-communication et de la télé-réalité, chacun est persuadé qu’il doit être connu, communiquer, se faire entendre.

Déjà en 1968, Andy Warhol affirmait dans le catalogue d’une exposition au Moderna Museet de Stockholm : « à l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale »…

Dans notre monde du 2.0, rien de plus facile pour le commun des mortels que de parler, tenter de se faire entendre, de sortir du lot. Vouloir le faire est une chose, savoir le faire correctement et de façon productive en est une autre…

L’attaché(e) de presse apporte cette expertise, mais il doit absolument intégrer dans sa stratégie le web et les réseaux sociaux. Il apparaît en effet que 91% des journalistes les utilisent dans le cadre de leur fonction, pour s’informer, glaner des idées, des sujets, entrer en contact avec les experts. Les relations presse doivent donc impérativement devenir 2.0 D’ailleurs, Une étude Cision révèle que 20% des journalistes portent une oreille plus attentive aux sollicitations des attaché(e)s de presse sur les réseaux sociaux

Une bonne campagne de RP doit également passer de plus en plus par des visuels, des vidéos, des infographies… du grain à moudre pour les journalistes, pour l’illustration de leurs papiers.

Enfin, un dernier mot peut-être : ne pas se limiter aux retombées presse pour le client, mais propager l’info sur les réseaux sociaux en partageant l’article obtenu, l’interview radio ou télé, le reportage… Il en découlera inévitablement un accroissement de la visibilité médiatique du client, suscitant pourquoi pas l’intérêt d’autres médias, d’autres journalistes… Sans compter que le journaliste mis en avant sur notre post nous en sera reconnaissant et partagera éventuellement cette retombée, multipliant l’effet !

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