7 erreurs à éviter avec les journalistes

Les relations presse ne s’improvisent pas. Il faut savoir les maitriser, savoir non seulement écrire de bons supports (communiqués et dossiers de presse), mais également maîtriser la relation avec les médias, notamment les journalistes. Ne perdez pas de vue que votre 1ere cible est constituée par les journalistes qui feront le relai avec le public. Il est donc primordial de bien gérer les échanges avec ces prescripteurs que sont les journalistes.
Ayant travaillé une dizaine d’années pour divers médias (presse écrite, radio, agence…) je connais la réalité de la vie dans une rédaction. Principales caractéristiques des journalistes : ils manquent de temps et sont sur-sollicités au quotidien par des centaines de mails, d’appels… Résultat : ils n’ont que peu de temps à consacrer à chaque coup de fil (certains ne décrochent même plus et/ou demandent au standard de filtrer voire faire barrage) ou à la lecture de leurs mails.
Il va donc falloir sortir du flot de messages, de mails… sortir du lot et attirer l’attention, l’intérêt du journaliste, notamment en respectant certaines règles, certains codes, et donc en évitant des écueils…
  1. Oublier de se renseigner sur les journalistes.
    Comme dans tout rapport humain (communication, amitié, amour) la base est de ne pas rester centré sur soi-même, mais s’ouvrir à l’autre. S’intéresser à l’interlocuteur pour être ouvert et pour savoir ce qu’il apprécie, ce qu’il recherche. Avant que le journaliste s’intéresse à vous, commencez par vous intéresser à lui !
    Quelles sont les caractéristiques du média pour lequel il travaille ? Quel est le rythme de parution (s’il s’agit d’un média print) ? Quel est le jour ou l’heure de bouclage (même en radio ou télé, il y a un créneau dans lequel le journaliste peut prendre en compte l’info). Ce journaliste a-t-il une spécialisation ? Des sujets de prédilections ?
    Autant de renseignements qui, loin d’être des détails, peuvent s’avérer primordiaux et vous permettre d’adapter votre discours, votre écriture et par là-même d’être crédible.
  2. Faire l’impasse sur un angle.
    Vous ne pouvez pas parler de tout, mélanger une multitude d’informations, au risque de perdre votre interlocuteur. Avant de rédiger votre support (communiqué ou dossier) prenez quelques instants pour déterminer l’info. principale, celle que vous allez mettre en avant. Demandez-vous quelles informations supplémentaires vous allez apporter aux journalistes afin de les inciter à traiter votre sujet.
    Il s’agit de l’angle que le journaliste va choisir pour son article, son dossier, aussi bien en presse écrite qu’en agence, radio ou télévision. Il faudra donc le déterminer précisément, en amont de toute communication, et le mettre en avant, le « vendre » pour attirer l’œil des journalistes. Il faut même bien souvent l’adapter selon le média ou le journaliste ciblé, tout en gardant le même fond pour le communiqué ou le dossier de presse.
    Pourquoi pas surfer également sur l’actu. et mettre ainsi encore plus de chances de son côté ? Votre info. deviendra une illustration du traitement de ce sujet !
  3. Ne pas se montrer trop impatient, trop pressant.
    Encore une fois, les journalistes sont inondés quotidiennement de sollicitations, il est donc primordial d’être attrayant. Si vous envoyez votre communiqué ou dossier par mail (ce qui est la généralité à présent), travaillez le plus possible votre objet afin que votre mail sorte du flot ininterrompu d’infos et communiqués qui atterrissent chaque jour dans la messagerie du journaliste. Évitez également la ponctuation pour passer à travers les mailles d’un filtre anti-spam !…
    Pensez à bien soigner votre style, soyez concis, clair, et informatif.
    Inutile de harceler le journaliste, au risque d’obtenir l’effet inverse, voire d’être black-listé ! Vous n’avez pas de réponse dans les 48h ou dans la semaine ? Pas de panique, cela ne veut pas dire que votre sujet est à la poubelle !… Il m’est arrivé de recevoir un appel d’un journaliste, 15 jours-3 semaines après l’envoi de mon communiqué, voire 2-3 mois plus tard… avec à la clé un beau dossier !
  4. Les relations presse n’ont rien à voir avec la pub.
    Bannissez dans votre texte l’emploi de superlatifs du type la prouesse, le leader, génial… Soyez tout simplement factuel, avec des exemples, des chiffres, des faits… La sobriété paie à chaque fois.
    Vous souhaitez pouvoir relire avant publication ? Attention, certains journalistes l’acceptent, mais c’est une requête à manier avec beaucoup de prudence et de diplomatie. Rien n’oblige votre interlocuteur à vous accorder ce contrôle a priori de son travail… encore une fois il ne s’agit pas d’une pub avec un Bon A Tirer !
  5. Restez dans une relation professionnelle.
    Le journaliste n’est pas votre pote. Peut-être va-t-il le devenir, au fil de vos rencontres, échanges, mais cela doit se faire naturellement, au fil du temps. Restez professionnel, le journaliste est là pour vous interroger (en vis à vis ou par téléphone), pour découvrir votre activité, votre structure… et non pour nouer une nouvelle relation amicale. Ne forcez pas la relation, au risque de paraitre lourd, trop familier !…
  6. Bannissez le monologue.
    Vous avez la chance d’avoir décroché une interview ? Ne la gâchez pas en monopolisant la parole. Même si vous avez préparé votre discours, en vue de cette interview, jouez le jeu du questions-réponses initié par votre interlocuteur. Il sait ce dont il a besoin, quel angle il a choisi, et où il souhaite vous emmener. Libre à vous de vous laisser embarquer totalement ou non, de révéler ou non telle ou telle info, mais quoi qu’il en soit, privilégiez l’échange, le partage de la parole. Si vous bifurquez trop de la direction donnée par le journaliste, ce professionnel qui court toujours après le temps (ne le perdez pas de vue) risque de bâcler son papier, voire l’abandonner et vous considérer comme un « mauvais client » à ne plus contacter. À l’inverse, si vous jouez le jeu de l’interview, que vous montrez que vous maitrisez le sujet, que vous savez être clair, concis, précis avec de petites phrases chocs et imagées… vous pourrez devenir la personne à contacter ultérieurement sur le sujet, devenir l’expert.
  7. Soignez vos outils de communication.
    Vous avez bien travaillé votre communiqué de presse et/ou votre dossier de presse ? Qu’en est-il de votre logo, de votre site internet ? Au 21e siècle, les outils du numériques sont incontournables et représentent la vitrine de votre structure. Votre site internet, tout comme vos profils sur les réseaux sociaux, constituent votre vitrine, et bien souvent le 1er contact avec les médias. Un journaliste qui reçoit un communiqué de presse sur une société aura de plus en plus pour réflexe de taper le nom de la boite dans la barre de recherche de son navigateur pour en savoir plus, consulter tout ce qui se dit, a été publié sur la toile.
    Trop de structures ont encore des sites pauvres, sans mise à jour récente, sur lesquels des informations-clé sont absentes.
    On doit pouvoir en savoir plus sur le dirigeant, son parcours, la philosophie de la boite, les principaux chiffres clé, les évolutions, les réussites, les réalisations, les éventuelles distinctions ou récompenses, le chiffre d’affaire, le nombre de salariés… sans oublier bien évidemment une page contact.
    Pourquoi pas insérer également un espace presse dans lequel figurerait toutes vos retombées presse, vos communiqués et/ou dossiers de presse… des ressources (photos, logo, tableaux…)
    Enfin dernier point : faites relire par 2 ou 3 personnes différentes afin de bannir toute coquille, toute faute d’orthographe ou de grammaire. Il en va de l’image de votre structure !

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